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Christine Fréchette deviendra mercredi la 33e première ministre du Québec, et la deuxième femme seulement à occuper ce poste après Pauline Marois.
Elle a battu Bernard Drainville avec 57,9 % des voix chez les membres dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Pour souligner la chose, voici un petit tour d’horizon du parcours de la députée de Sanguinet, en Montérégie.
… en août 1970. Son signe astrologique est Lion, un signe de feu caractérisé par une personnalité forte et une grande confiance en soi. Jojo Savard a d’ailleurs écrit sur sa page Instagram que Fréchette est « née pour avancer, diriger et être vue ».
En 1992, elle obtient un baccalauréat en administration des affaires à HEC Montréal, avant de compléter une maîtrise en relations internationales à l’Université Laval en 1994. L’année suivante, elle joint l’exécutif de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).
En 1996, elle est représentante étudiante au Sommet sur l’économie et l’emploi du gouvernement de Lucien Bouchard. De 1996 à 2005, elle est membre du conseil d’administration du Conseil du statut de la femme, où elle milite pour un congé parental réservé aux pères.
En plus du français et de l’anglais, elle parle couramment l’espagnol. Certains disent aussi qu’elle maîtrise assez bien la langue de bois.
Entre 2008 et 2012, pendant le premier mandat de Barack Obama, elle s’illustre dans les médias comme analyse de la politique américaine — forte de son rôle de chercheuse au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CÉRIUM), dont elle est coordonnatrice de 2007 et 2012.
En 2012, elle devient directrice adjointe du cabinet du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, sous le gouvernement de Pauline Marois.
Mais deux ans plus tard, elle quitte le parti en raison de son opposition au projet de Charte des valeurs, porté par… Bernard Drainville, qu’elle retrouvera à la CAQ en 2022.
Elle se dit toutefois très à l’aise avec l’actuelle Loi sur la laïcité.
En 2014, elle se joint à l’organisation Montréal International, dirigée par Dominique Anglade, à titre de directrice des relations externes et institutionnelles. Puis, de 2016 à 2021, elle devient PDG de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal.
Elle se lance en politique provinciale en 2022, et est élue le 3 octobre. Nommée ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, elle contribue à imposer des exigences en matière de connaissance du français dans les programmes d’immigration.
Elle est happée par le dossier des migrants qui traversent la frontière au chemin Roxham. Après avoir affirmé que fermer l’accès ne servirait à rien, elle se ravise quelques heures plus tard — après une rencontre avec François Legault — pour en réclamer la fermeture.
Elle accède au poste de ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie en septembre 2024 après la démission de Pierre Fitzgibbon.
Elle doit notamment gérer de gros dossiers laissés en plan par son prédécesseur, comme la déroute de la filière batteries avec la faillite de Northvolt, la réforme de la loi sur l’énergie et le plan d’action pour faire doubler la capacité de production d’Hydro-Québec.
Dans la course à la succession de François Legault, elle s’engage à détaxer des produits de consommation courante pour réduire la facture d’épicerie. Elle veut aussi rembourser en partie les droits de mutation (la « taxe de bienvenue ») pour les premiers acheteurs d’une propriété.
Elle promet de réduire le coût des immatriculations pour les automobilistes grâce aux revenus supplémentaires des taxes engendrés par la hausse du prix de l’essence. Enfin, elle s’engage à réduire l’intervention de l’État dans l’économie, ce qui a été beaucoup reproché à la CAQ.
En santé, elle propose de lancer des projets pilotes de salles d’attente virtuelles pour les urgences, permettant aux patients d’attendre à la maison.
En immigration, elle souhaite réactiver le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour deux ans afin d’accorder une clause de droits acquis aux immigrants qui étaient au Québec quand le programme a été aboli.
Par ailleurs, elle rejette le projet de troisième lien actuel entre Québec et Lévis, préconisant plutôt un pont payant à l’est, si des consortiums privés embarquent dans l’aventure.
Elle est en couple avec Guy Nadeau, banquier d’affaires et vice-président de Desjardins Entreprises — Montréal. Il a été directeur général chez Desjardins Entreprises de 2012 à 2023.
Dans la série jeunesse Robin et Stella, la regrettée comédienne France Chevrette incarnait Robin, et partage une ressemblance frappante avec Christine Fréchette.
S’il y a peu de chance que la nouvelle première ministre se cache dans le ventre de son cheval pour s’isoler, si elle envisage la construction d’un Rapidotron pour voyager en quelques secondes à travers le Québec, elle pourrait bien nous convaincre de voter pour elle…
Lors du scrutin du 5 octobre 2026, Christine Fréchette se mesurera à Charles Milliard (PLQ), Paul St-Pierre Plamondon (PQ), Ruba Ghazal (QS) et Éric Duhaime (PCQ).
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