ODébrief Panama 3
Montage : Ludovic Marsolais-Viau

ODébrief : Dur, dur d’être Billy!

26 réflexions que j’ai eues en regardant OD Panama.

21 septembre 2026
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Une minute de silence pour Alexa, ma queen, qui a été éliminée cette semaine. J’espère qu’elle trouvera son husband et ne sera plus jamais coincée dans une situation qui la poussera à dire : « J’suis bored ! ».

Autrement, quatre nouveaux gars ont fait leur entrée dans les maisons, amenant avec eux un vent de fraîcheur et de légèreté dont on avait bien besoin.

Billy, lui, continue d’être un gros bébé lala qui boude à la moindre contrariété.

De son côté, Jacob vit sa best life en voyage avec Rébecca, qui a droit à une deuxième chance (contrairement à Alexa, bouhou !).

Je vous souhaite la bienvenue à ce nouvel ODébrief !

1— L’épisode s’ouvre sur le « party podcast ». Je ne suis pas certaine du bien-fondé de ce thème, mais je m’efforce de demeurer ouverte. Je ne suis pas non plus certaine de la pertinence de donner un micro à certain.e.s des candidat.e.s de cette année, mais bon…

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2— Billy et Amélie ne savent pas ce que signifie le « fruit défendu ». Ils étaient clairement inscrits en morale au secondaire. Adam et Ève, le Jardin d’Éden, la pomme, le serpent… Non ? D’ailleurs, parlant de péché capital, j’ai bien peur que le soi-disant intérêt de Billy envers Amé ne soit qu’un moyen de rendre Emma jalouse et ça m’agace.

3— Brian admet à Sab que ça le gosse qu’elle ait choisi Alexis pour partir en activité plutôt que lui. Le « roi du camping » est convaincu qu’elle cherchait à se venger. Pourquoi tant de candidat.e.s perçoivent-ils de la vengeance partout cette année ? Ça va faire, les théories du complot !

4— « J’aime vraiment ta vibe », affirme Brian.
« Merci, c’est un beau compliment », réplique Sabrina, le plus sérieusement du monde. Comment ça, un beau compliment ? C’est littéralement la phrase la plus galvaudée de la télé-réalité. Les standards sont bas…

5— La première moitié du « party podcast » est aussi excitante qu’un traitement de canal. Je le souligne à nouveau cette semaine, les candidat.e.s sont à cran et la chimie n’est pas tellement au rendez-vous. J’ai l’impression d’assister à des interrogatoires ou à des entretiens d’embauche plutôt qu’à des dates.

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6— Enfin, les quatre nouveaux gars font leur entrée et renouvellent complètement l’énergie dans la maison.

7— Oh ! Enzo et Emma qui vibent ? Je ne l’avais pas vue venir, celle-là. Seul ick : Enzo complimente Emma, qui sourit et accueille ses beaux mots. Le candidat français ajoute qu’il n’aurait pas dû, de peur qu’elle s’enfle la tête. Ça me gosse !

8— Parlant d’Emma, elle n’en revient toujours pas de ne pas avoir été choisie par Billy pour le party. Je continue d’être agacée par l’attitude rancunière des candidat.e.s cette saison. Et je dis ça en tant que Scorpion qui n’a toujours pas pardonné à Karim d’avoir gaslighté Karine d’OD Bali.

9— Oh my god, la gang ! Funky-Lexis est bisexuel ! J’ADORE ! Sauf erreur de ma part, c’est la première fois qu’on a un candidat masculin ouvertement queer et je m’en réjouis.

10— Dans le confessionnal, Alexis devient émotif et remercie ses parents d’avoir élevé « un bon petit gars ». J’aime beaucoup ce candidat. Il me fait du bien.

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11— Le party est maintenant terminé et je suis mitigée. Je trouve qu’en général, l’énergie n’est pas fluide, que la vibe n’est pas super et que les candidat.e.s ne flirtent pas beaucoup.

Attends deux secondes : dating 101

Je me demande si on n’assiste pas, cette saison, à un phénomène qui dépasse les candidat.e.s : le dating contemporain qui devient de plus en plus laborieux.

C’est comme si on voyait concrètement que les jeunes ont de plus en plus de difficulté à flirter en personne, à établir des connexions sans passer par les codes du dating en ligne, et que le moindre petit détail (porter des sandales, manger son cœur de pomme, etc.) peut rapidement donner le « ick ».

En parallèle, on sent aussi ce fameux fossé idéologique qui se creuse entre les gars et les filles. D’un côté, certains gars semblent encore chercher une dynamique assez traditionnelle. Billy, qui dit carrément chercher sa « bonne petite femme qui cuisine bien », en est un bon exemple. De l’autre, les filles répètent constamment que « les gars l’ont facile » et semblent avoir une petite dent contre eux.

Est-ce que cette drôle de dynamique reflète un malaise plus large de la Gen Z face aux relations amoureuses, ou est-ce simplement propre à cette saison ?

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Chose certaine, j’ai rarement vu des candidat.e.s aussi gossés, à cran et constamment sur la défensive. On dirait qu’ils sont tous arrivés avec leur garde levée, comme s’ils cherchaient davantage à se protéger qu’à tomber amoureux.

Curieuse de savoir ce que vous pensez de cette théorie.

12— Enzo, l’intello du groupe, emploie le mot « quiproquo » pour la deuxième fois ce soir. Un quiproQUOI ? Malheureusement, ce terme n’est pas dans le vocabulaire des candidat.e.s. Comme le dit Tommy Néron : « Tu te prends pour qui, un Bescherelle ? ».

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13— Débrief chez les gars. Brian, le citoyen du monde, n’est toujours intéressé par aucune fille. Personnellement, c’est lui que j’éliminerais et que je renverrais dans sa maudite van pleine de sable.

14— Du côté des filles, Alexandrie remporte l’activité de surf et choisit Mathieu pour l’accompagner. Le papa a peut-être un peu overreact

15— Dans la cuisine, Alexis et Billy se racontent leur été. Alexis est allé au festival LASSO et à la Fierté.

Attends deux secondes : Alexis est « funky »

Billy : Tu joues dans les deux équipes, toi ?

Alexis : Ouais. Mais pas 50/50, ça reste un loisir. […] Je ne veux pas que ça change ta perspective de moi.

Billy : Que tu sois aux hommes ou aux femmes, tu vas rester mon chum, big. Ça ne change absolument rien. Inquiète-toi pas, mon bro !

Je suis soufflée par cette conversation !

Oui, oui, on vient bel et bien d’assister à un coming out entre bros. Les confidences d’Alexis offrent un moment de télé à la fois inspirant et décomplexé, d’autant plus qu’on voit encore trop peu de modèles positifs de bisexualité à l’écran, encore moins des modèles masculins.

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J’aime surtout le naturel avec lequel Alexis parle de son orientation à Billy. Pas de grand moment dramatique ni d’explications interminables : Alexis partage simplement une partie de son identité. Et j’adore le calme et l’ouverture avec lesquels Billy reçoit cette confidence, sans en faire tout un plat et, surtout, sans jamais remettre en question la masculinité de son boy.

C’est d’autant plus puissant, puisque beaucoup de personnes traînent encore l’idée qu’un homme qui désire sexuellement d’autres hommes serait moins viril.

C’est exactement le genre de représentation que j’aimerais voir plus souvent à l’écran : une conversation sur l’orientation sexuelle qui n’est ni honteuse, ni tragique, ni sensationnaliste. Juste deux gars qui se parlent. Maintenant, j’espère que les filles (Zhara, notamment) recevront à leur tour cette confidence avec la même ouverture.

16— Assis sur la plage, Alexandrie et Mathieu discutent après l’activité de surf. Le ferblantier propose à sa date de l’embrasser (comme ce fut le cas plus tôt cette semaine), mais celle-ci refuse, question de laisser monter la tension. « Tu l’as eu facile jusqu’à maintenant », considère-t-elle. « Je ne suis pas un gars qui aime se faire dire non dans la vie », déclare plus tard Mathieu en entrevue.

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Attends deux secondes : RED FLAG !

Mathieu a le droit d’être déçu qu’Alexandrie refuse de l’embrasser et il ne s’en cache pas. Mais ce qui semble surtout le froisser, c’est de se faire dire non publiquement, devant le Québec au complet. C’est son orgueil qui en prend un coup, quoi !

Pour ma part, c’est surtout le : « Je ne suis pas un gars qui aime se faire dire non », qui m’a fait tiquer. Mathieu, en amour comme ailleurs, on doit être capable d’entendre « non ». Ça fait partie de la game.

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C’est aussi ça, le consentement : recevoir un refus sans le vivre comme une offense. Et pour être claire, ce n’est pas le fait que Mathieu soit déçu qui me préoccupe, c’est humain après un rejet. C’est plutôt la façon dont son ego semble entrer en collision avec le refus légitime d’Alexandrie qui me fait sourciller.

Après tout, Alexandrie n’a rien fait de mal. Elle établit simplement une limite et a le droit de le faire sans avoir à se justifier davantage.

17— Retrouvons Jacob et Rébecca à la Barbade. Entre eux, le courant passe. Les tourtereaux ont même la chance de passer la nuit dans la maison d’enfance de Rihanna. Shout out à l’équipe de recherche d’OD, c’est vraiment une belle trouvaille touristique !

18— Nous avons officiellement droit au premier french de la saison, si on ne compte pas les bisous donnés dans le cadre d’un jeu. Comme le dit Jacob, il s’agit du « premier french organique ».

19— Rébecca promet d’inclure la mention : « J’ai frenché dans le lit de Rihanna », dans son CV. Je l’avoue, si j’avais moi-même frenché dans le lit de Rihanna, je le crierais aussi sur tous les toits.

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20— De retour de voyage, Rébecca annonce aux filles que cette semaine, c’est un gars qui devra faire ses valises. « Enfin ! On avait hâte d’avoir du pouvoir », lâche Alexandrie. J’abonde dans le même sens. Depuis le début de la saison, toutes les décisions importantes se sont retrouvées entre les mains des gars. Il est donc temps que ce soit au tour des filles d’avoir un impact sur la game.

21— Les gars de la première cohorte doivent mettre l’un des leurs en danger. Brian se porte volontaire, et je suis d’accord. Il a entièrement sa place dans l’enveloppe, vu son absence d’intérêt pour les filles.

22— Combat de coqs entre Brian et Billy. Billy, monsieur entitled, s’exclut d’office des options. Ce n’est pas à lui de partir, croit-il. « Je pense à tout le monde depuis le début, là, je vais penser à moi », ajoute-t-il, en guise de justification. Hein ? Mais de quoi il parle ?

23— Je ne pensais jamais dire ça, mais je suis TEAM BRIAN. Je suis contente qu’il call la bullshit de Billy et qu’il mette en lumière le fait qu’il se victimise.

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24— Du côté des nouveaux gars, Alexis est prêt à se sacrifier. « NOOOOOON! », que je crie devant mon écran. Si on était à Big Brother Célébrité, on qualifierait Alexis de « pion ». Si mon king prend le chemin de la maison des exclus, je fais une crise de nerfs. J’ai déjà perdu Alexa, laissez-moi Alexis, pretty please.

25— Coup de théâtre au Panama : ce sont deux nouvelles candidates, Émilie et Alanna, qui devront trancher et éliminer un garçon.

26— Enfer et damnation : il faut attendre lundi pour connaître leur décision. Je sais que c’est pas recommandé, mais ce soir, je vais me coucher fâchée.

Permettez-moi d’être honnête : je suis déçue que ce soit aux nouvelles filles d’éliminer un gars, tout comme la semaine dernière, j’étais agacée que les nouveaux gars aient le pouvoir d’éliminer une fille.

À quoi ça sert d’établir des connexions, de prendre le temps d’apprendre à se connaître et de bâtir des liens si, au final, ce sont des personnes qui viennent tout juste d’arriver et qui n’ont pratiquement aucun historique avec les candidat.e.s qui décident de leur sort ?

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Je comprends l’intérêt de faire entrer du sang neuf et de brasser les cartes, mais je trouve que donner autant de pouvoir aux nouveaux et nouvelles oriente le jeu d’une drôle de manière. Ça vient presque court-circuiter le processus de séduction.

Les candidat.e.s déjà en place investissent du temps et de l’énergie dans leurs connexions, tandis que les nouveaux arrivent avec un pouvoir disproportionné par rapport aux liens qu’ils ont eu le temps de créer. Surtout, ça donne l’impression que les connexions établies comptent moins que le moment où les candidat.e.s arrivent dans l’aventure.

J’ai envie que les participant.e.s soient éliminé.e.s parce qu’ils.elles ont échoué à créer des liens, pas simplement parce qu’ils n’ont pas su faire une bonne première impression auprès d’un.e nouveau.elle venu.e.

Sur ce rent, je vous souhaite une belle semaine.

Bisous xoxo

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