Illu Sponso SDC Village

Vingt ans à célébrer qui on est sur la rue piétonne du Village

Trois témoignages pour tomber sous le charme de la très colorée rue Sainte-Catherine Est.

7 août 2026
Présenté par
SDC Village
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URBANIA et la SDC Village s’unissent pour souligner les 20 ans de la piétonnisation dans l’iconique Village Montréal.

Le Village, c’est un lieu de rassemblement important à Montréal. Comme le résume si bien Gabrielle Rondy, directrice générale de la Société de développement commercial du Village (SDC Village), « la rue Sainte-Catherine Est est un endroit où on vient faire la fête et où on vient se rencontrer ».

Durant l’été et au début de l’automne, quand on ne fait plus la distinction entre le trottoir et la rue, c’est encore plus propice à ça. Le Village est un espace en constante évolution, et on a beaucoup de chance de l’avoir. « C’est un lieu où on peut porter les couleurs qu’on veut, tenir la main de qui on veut, ajoute Gabrielle. Il faut continuer de le protéger. »

Une leçon d’histoire de ruelle

Gabrielle explique que la SDC Village a été créée en 2005 (elle n’était pas encore directrice, mais elle s’est fait raconter la naissance de sa SDC plusieurs fois), alors que les Outgames allaient se dérouler à l’été 2006. Cet événement a accueilli plus de 12 000 athlètes issus de la diversité sexuelle venant d’un peu partout dans le monde. Pendant sept jours, 35 disciplines ont été présentées dans divers lieux de Montréal. Le Village est devenu le QG de cet événement. « En 2006, les premières terrasses sont arrivées sur la rue Sainte-Catherine. La piétonnisation a aussi commencé dans ces années-là. Ç’a donné le goût aux commerçants de refaire le test », explique Gabrielle.

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Danny Jobin, fier résident du Village et copropriétaire du Date Karaoké, du District Vidéo Lounge, du Stock Bar et du Weiser, se rappelle très bien ces années : « Avant même la première piétonnisation officielle, il y avait eu un projet pilote et la rue avait été fermée. La piétonnisation, c’est fantastique. On marche d’une place à l’autre, il n’y a pas de trafic! »

Pour les féru·e·s d’histoire, l’humoriste Charlie Morin présente d’ailleurs tous les mardis à 18 h une balade humoristique dans le Village, décrite comme étant à mi-chemin entre le stand-up et la leçon d’histoire de ruelle. Charlie rappelle, entre autres, que le Village n’est pas réservé uniquement aux hommes cis blancs. Il mentionne que les lesbiennes s’y sont beaucoup impliquées au fil des années.

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« C’est une balade de grand plaisir pendant laquelle Charlie présente des faits historiques, mais aussi sa propre vision du Village. Pour beaucoup de gens, un sauna gai, c’est une expérience inconnue, alors il nous fait découvrir ce qu’est une soirée au GI-Joe, par exemple », explique Gabrielle.

Un grand besoin de se réunir

Charlie mentionne que le Village répond à notre besoin toujours croissant d’avoir accès à des tiers-lieux (ou third places en anglais). Oui, on peut y faire la fête, mais on peut aussi manger pour pas trop cher avec sa famille choisie.

« Notre clientèle un peu plus âgée et retraitée n’habite pas nécessairement dans des maisons avec des cours extérieures. Ces gens-là, leur journée, c’est de venir socialiser. J’ai un groupe qui vient au District depuis des années et qui appelle ça “l’îlot du bonheur”. J’ai un gros îlot au milieu de la terrasse, et il y a une douzaine de personnes tous les jours », raconte Danny, le sourire dans la voix.

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Gabrielle ajoute que l’une des particularités du Village, c’est que les terrasses sont collées aux établissements. « Ça crée des espaces qui sont en communion avec le bar. Quand les gens viennent de partout dans le monde pour aller à l’Aigle noir, dont le nom est reconnu à l’international, on sent que ça crée un safe space. »

Une soirée parfaite dans le Village

Quand on leur demande en quoi consiste une soirée parfaite dans le Village, Gabrielle, Danny et Charlie répondent que c’est une soirée « où tu as prévu le début, mais pas la fin ». Ici, la règle d’or, c’est de se laisser surprendre. Dans les rues, on peut autant tomber sur une performance de boylesque que sur une troupe de cirque en train de défiler, ou encore rencontrer ses drag queens préférées.

Un arrêt dans un bar de karaoké reste également un incontournable pour tout le monde. Gabrielle ajoute : « Tout est possible ici! Tu peux être qui tu veux. Tu peux frencher qui tu veux. Tu peux chanter ce que tu veux. » Et Danny, farceur, promet que « quand tu vas rentrer chez vous, je te jure que tu vas bien dormir! ».

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Dans le Village, on peut voir un puppy (pas le chien), un bear (pas l’ours non plus), une famille, des personnes âgées et une foule de performances de rue en un seul coup d’œil. Venez à la rencontre de ce lieu inclusif en cliquant ici.

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